Moïse et les filles de Jethro
 
la Rencontre de Jacob et Rachel
 
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Lodewijk de Deyster (Bruges 1656 ? – Bruges 1711)
1- Moïse et les filles de Jethro
2- La Rencontre de Jacob et Rachel

Huiles sur toile
54 x 73 cm chacune
Signé en bas à droite et en bas à gauche : « L. de Deyster »

Inv. 2008.9.1 et 2

Acquisition 2008
Avec le concours du Fonds Régional d'Acquisition des Musées

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Rencontres amoureuses

Elève de Jan Maes, Lodewijk de Deyster travailla à Bruges, sa ville natale et à Gand, à la fin du XVIIe siècle. Il séjourna également six ans en Italie. Son activité de peintre fut intense, en particulier en matière de peinture religieuse.

Ces scènes, tirées de l’Ancien Testament, illustrent l’instant où Moïse et Jacob croisent la route de leur  future épouse, Çippora et Rachel.
Dans le pays de Madiân, Moïse, assis près d’un puits, rencontre sept jeunes filles venues abreuver leur troupeau et prend leur défense quand elles sont importunées par des bergers. Accueilli par le père des jeunes filles, Jethro, Moïse s’établit auprès de lui et épouse l’une de ses filles,  Çippora.

Le second tableau représente la rencontre de Jacob et de Rachel : après de longues pérégrinations, Jacob parvient à Harân où il rencontre sa cousine Rachel avec son troupeau ; pour elle, il déplace seul la lourde pierre qui couvre l’ouverture du puits et abreuve son bétail. Jacob est ensuite accueilli chez Laban, le père de Rachel, qui lui propose de travailler pour lui pendant sept ans ; en échange, Jacob pourra épouser Rachel. Mais Laban lui fera d’abord épouser Léa, sa disgracieuse fille ainée, avant de lui donner Rachel, sa bien-aimée, sept ans plus tard.
 
Dans ces tableaux, l’influence vénitienne se combine avec celle des maîtres français contemporains. Mais aux canons classiques des maîtres italiens et français, de Deyster introduit le naturalisme nordique. Lodewijk de Deyster se montre un coloriste décidé, n’hésitant pas à saturer le ciel d’un bleu intense et profond et à faire vibrer de lumière les étoffes des personnages. Sa facture libre et nerveuse, son pinceau facile et négligé, son coloris nuancé et fluide, annoncent le rococo.

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