Pieter Coecke d’Alost (Alost, 1502 – Bruxelles, 1550), attribué à
La Sainte Trinité
Huile sur panneau, 90,1 x 58,4 cm

Inv. 2012.7.1

© Laurent Mayeux Photographies

Les chefs d'œuvre | Entre terre et ciel

Une Trinité lumineuse

En 2013, le musée départemental de Flandre se porte acquéreur de cette Sainte Trinité, témoignage du talent d’un peintre clef du début du XVIe siècle, Pieter Coecke d’Alost.

Érudit, Pieter Coecke d’Alost voyagea beaucoup, notamment en Italie et à Constantinople. Artiste aux multiples facettes, il traduisit en flamand des ouvrages d’architecture de Serlio et de Vitruve et favorisa ainsi l’introduction des motifs architecturaux de la Renaissance dans la peinture flamande. La production de son atelier fut considérable et ses compositions originales reçurent un tel succès qu’elles furent copiées dès son vivant.

La Sainte Trinité s’inspire de la gravure d’Albrecht Dürer, datée de 1511, comme en témoigne l’inversion de la composition. Ainsi, le visage de Dieu le Père coiffé d’une tiare est directement issu de la gravure, on retrouve également les anges dans les nuées, motif pourtant peu courant dans la peinture flamande.

Le rendu du corps du Christ, le traitement du visage de Dieu ainsi que la posture complexe mais souple de l’angelot de gauche sont parfaitement appréhendés, une attention particulière a été portée au rendu des expressions qui sont d’une extrême justesse. Ainsi l’angelot de gauche se démarque t-il par son regard malicieux ; on ressent l’abandon du Christ qui est sur le point de mourir.

 

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